Bon à savoir

Le POLLEN

Il est l'unique source de protéines des abeilles.
Il est riche en oligo-éléments, en acides aminés, en sels minéraux, amidon, lipides et enzymes.
A chaque voyage, les butineuses expérimentées en ramènent environ 40/50 mg (Près de la moitié de leur poids), en pelotes dans les corbeilles de leurs pattes arrières.
De retour à la ruche, elles confient leur chargement aux magasinières qui vont les humidifier,et les tasser dans les alvéoles pour en chasser l'air.
Ces alvéoles ne sont pas operculées.
Ainsi, la lacto-fermentation va commencer. Les grains de pollen sont protégés par une double enveloppe de protection. 
La lacto fermentation va casser l'enveloppe extérieure, libérant et rendant disponibles les précieux éléments les composant.
Les abeilles utilisent le pollen pour fabriquer le "pain d'abeille", et la bouillie larvaire, nourriture indispensable au couvain.
C'est aussi grâce aux pollens qu'elles fabriquent la gelée royale, avec leurs glandes mandibulaires, salivaires céphaliques et hypopharyngiennes, situées dans la tête.
La qualité de leur alimentation, donc de leur santé est directement liée à la qualité, à la diversité et à la variété des pollens qu'elles vont pouvoir collecter.

Le pollen qui leur est pris à l'entrée des ruches pour la consommation humaine est inutile à l'homme !

Oui, en effet, car possédant encore sa double enveloppe de protection, moins de 1% des éléments contenus passent dans notre sang. Les autres 99% se retrouvent directement dans les selles, donc dans les toilettes...
Je vous renvoie à la lecture de cet article : La vérité sur le pollen !

Mais alors pourquoi en consommer ? Me direz-vous !

Parce que le pollen se vend 50 à 60 euros le kilo en magasin, c'est très rentable...

Inutile à la santé humaine et très préjudiciable à celle des abeilles, mon choix d'apiculteur naturelle est de totalement leur laisser pour leur bien-être.

Vous voilà maintenant informé, à vous de voir !

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La GELÉE ROYALE

Les abeilles nourricières la fabriquent avec trois glandes, situées dans leur tête (mandibulaires, salivaires céphaliques et hypopharyngiennes). 
Elles en nourrissent toutes les larves durant les trois premiers jours, après la ponte, à raison de 30 mg.
Seules les larves de reine continuent à en recevoir ensuite, mais à raison de 300 mg.
La reine est nourrie toute sa vie avec de la gelée royale, produite par des abeilles nourricières, au fur et à mesure de ses besoins.
La qualité et la diversité des pollens collectés conditionnent la qualité de la gelée royale produite par ces dernières.
La santé de la reine, sa qualité de ponte, le sain développement des larves dépendent directement de la gelée royale.
Mais contrairement aux autres produits de la ruche, elle n'est pas stockée.






Alors, comment est-elle prélevée ?

D'abord, des larves de reines sont artificiellement créées et insérées dans la ruche.
Dès le quatrième jour, les nourricières toujours très attentives, leur donnent 300 mg de gelée royale (1/3 de gramme). 
C'est alors que tout le contenu de l'alvéole est aspiré avec une pompe à vide, et la larve de reine est tout simplement éliminée !
Pratiqué durant environ 4 mois, une ruche peut arriver à fournir 300 à 400 grammes de gelée royale.

Pour voir comment cela se déroule : La production de la gelée royale

Au-delà de la barbarie du procédé qui consiste à sacrifier des millions de larves de reine, je m'interroge sérieusement sur la conservation des propriétés contenues dans la gelée royale, passé 24 heures.
En effet, pourquoi des insectes aussi évolués, après 70 millions d'années d'évolution, continuent à s'embêter à produire à la demande, une substance qu'elles pourraient stocker comme les autres ?
Les abeilles savent-elles, mieux que nous, que la gelée royale ne se conserverait pas...!!!

Peut-être que le prix, là on en est à plus de 2.000 € le kilo, explique beaucoup de choses...

Pour ma part, je n'embête pas mes abeilles avec ça, et surtout je boycotte tous les produits contenant de la " précieuse " gelée royale. Elle est rangée avec les cornes de rhinocéros et les ailerons de requins, n'oublions pas que les abeilles sont des insectes et nous des mammifères...

Autre information, à vous de voir quoi en faire !


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Le MIEL

Il existe une très grande variété de miels. La diversité tient bien sûr, à l'environnement floral des abeilles, mais aussi à l'espèce d'abeilles qui butine. Par exemple, l'Apis Mellifera ne fait pas le même miel que l'abeille Mélipone sans dard d'Amérique latine ou des Caraïbes.

En Europe, le mot " MIEL "n'est censé désigner que les "MIELS de FLEURS" produits par les abeilles.

C'est un produit naturellement sucré, produit à partir du NECTAR (suc des fleurs) ou du MIELLAT (liquide visqueux et épais excrété par les pucerons à partir de la sève des arbres).

Le nectar collecté sur les fleurs par les abeilles contient 60 à 80 % d''humidité. Au sein de la ruche, grâce à la chaleur ambiante (35° C), les abeilles vont le déshydrater à moins de 20% d'humidité. Aux alentours de 17 à 18% d'humidité, le miel est mûr, les abeilles vont alors operculer l'alvéole avec un bouchon de cire hermétique.
C'est leur réserve de glucide, d'énergie pour affronter le froid de l'hiver !

Le miel, selon les sources nectarifères, est composé de divers sucres, environ 40-45% de Fructose, 30-35% de Glucose, 5-6% de Maltose et moins de 5% de saccharose. Le fructose reste liquide, alors que le glucose cristallise. Chauffer le miel cristallisé le rend liquide, mais au-delà de 40°C, il perd de ses qualités.


L'extraction conventionnelle du miel de ses alvéoles se fait par centrifugation. Ainsi fortement aéré et oxygéné, le miel perd une part importante de ses arômes et de ses saveurs. De plus, seul le miel contenu dans les alvéoles est ainsi extrait, mais c'est aussi ce que cherchent les professionnels pour assurer une certaine "standardisation" de leur production.



L'extraction " MANUELLE " consiste à désoperculer les rayons de cire afin de laisser le miel s'écouler naturellement. Toutes les saveurs, les parfums, les arômes sont ainsi préservés. 
Ensuite, les rayons brisés sont écrasés (au presse-purée et à la main), permettant aux pollens lacto-fementés et à la propolis de venir l'enrichir, d'oligo-éléments, d'acides aminés et de sels minéraux naturels.
Le miel ainsi extrait est beaucoup riche en gout et source de très nombreux nutriments totalement assimilables par notre organisme. D'un point de vue " énergétique ", la taux vibratoire du miel ainsi récolté par ce procédé lent et doux est préservé. Ce n'est pas le cas avec une centrifugeuse, manuelle ou électrique.


En apiculture naturelle, l'absence totale de traitement des maladies et des parasites par des molécules chimiques, garantit un miel d'une très haute qualité, parfaitement sain pour la santé.
(Le traitement du Varroa (acarien parasite de l'abeille) avec des produits chimiques, imprègne le bois et les cires, donc à terme tous les contenus, miel, pollen, couvain...). Pour autant, cinq de ces derniers bénéficient d'une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM). Et pourtant, l'un d'entre eux est interdit en agriculture pour sa toxicité, depuis maintenant 10 ans... 

De plus, l'apiculture naturelle privilégie de laisser les abeilles passer l'hiver sur leurs propres réserves de miel (10-12 kg). Leur prendre tout leur miel, pour leur donner du sirop de sucre (Saccharose) fatigue leur système digestif, et tend à les fragiliser.

D'autres pratiques, tel l'ensemencement consistant à ajouter des cristaux de sucre pour rendre le miel moins liquide, plus crémeux car demandé par les "Cons - Sots - Mateurs" qui souhaite un produit standardisé !
Quant à ajouter du sirop de sucre dans le miel, pour en augmenter le poids, il s'agit là d'une escroquerie car le produit vendu n'est PLUS DU MIEL !

En conclusion, et malheureusement comme tout autre produit vendu, il y a MIEL et MIELS...

L'acheteur, maintenant avisé, peut naturellement se renseigner sur les pratiques apicoles, en demandant quelles sont les méthodes de récolte et d'extraction, comment les maladies et parasites sont traités, avec quels produits, etc.
Ce à quoi, un apiculteur honnête et sûr de sa pratique répondra sans détour...   ;o))

Mais surtout, n'oublions pas : LE MIEL, C'EST BON !